
Meriem El Yajouri est une astrophysicienne marocaine dont le parcours s’inscrit au plus haut niveau de la recherche scientifique internationale. Spécialisée en astrophysique observationnelle, elle consacre ses travaux à l’analyse des données issues des grands observatoires spatiaux, avec un intérêt particulier pour l’étude de la matière organique dans l’espace, essentielle à la formation des étoiles et des systèmes planétaires.
En 2025, elle rejoint le Space Telescope Science Institute (STScI), aux États-Unis, centre névralgique de l’astronomie spatiale mondiale, opéré pour le compte de la NASA. L’institut pilote et exploite les missions spatiales majeures telles que Hubble et James Webb, et jouera un rôle central dans le futur télescope Nancy Grace Roman. Meriem El Yajouri devient ainsi la première femme marocaine à intégrer cette institution stratégique de la recherche astronomique mondiale.
Son parcours est également marqué par des distinctions scientifiques de tout premier plan, dont le Prix de thèse de l’Union Astronomique Internationale (IAU PhD Prize), la plus haute récompense internationale en astronomie, faisant d’elle la première doctorante femme en France à recevoir cette distinction. Elle est également lauréate du Prix Camille Flammarion, saluant son engagement dans la diffusion des savoirs scientifiques auprès du grand public.
Parallèlement à ses travaux de recherche, Meriem El Yajouri s’investit activement dans la médiation scientifique au Maroc. Présidente de l’association Spacebus Maroc et coordinatrice de l’initiative Les Étoiles du Petit Prince, elle œuvre à éveiller la curiosité scientifique des jeunes générations marocaines, contribuant ainsi à inscrire le Maroc dans les dynamiques contemporaines de transmission, d’excellence et de rayonnement scientifique.